Carrefour-market à la con !

« Bonjour Lucette. Vous avez vu ça ?
« Quoi donc Ginette ?
« Ben ce qu’y z’ont dit à la radio ce matin tiens !
« Ah mais Ginette, si ils l’ont dit à la radio, je n’ai pas pu le voir.
« Quoi ? Qu’est ce que vous racontez ?
« Ben Ginette, vous me demandez si j’ai vu ça, …
« Ben oui ! Et alors ?
« Ben alors Ginette, à la radio, on voit rien, on écoute et éventuellement, on entend. Alors je vous le demande Ginette : qu’avez-vous entendu à la radio ce matin que je n’ai pas oui ?
« Ben Lucette, je vous demande simplement si oui ou non vous avez écouté la radio ce matin !
« Eueueuh ! … Disons que j’ai entendu la radio, mais je ne sais pas ce que vous auriez voulu que j’écoutasse. … Alors ?
« Beeeen, … eueueuh, … j’aurais voulu que vous écoutassiez les informations Lucette, afin que vous me donnassiez votre avis d’experte sur un point qui m’est apparu curieusement insensé de la part d’un directeur de super-marché.
« Houlala Ginette ! je vous trouve bien alambiquée ce matin !
« Ah ben ça, c’est pas possible Lucette, j’ai rien bu ce matin.
« Sans doute Ginette, mais narrez moi ce qui vous met dans cet émoi ce matin et que vous avez entendu à la radio.
« Et ben vous allez pas le croire.
« On verra Ginette, on verra. Marchez !
« Justement Lucette, ça s’est passé dans un super market, et plus précisément, dans un Carrefour-market.
« Un Carrefour-market ? … Comme le nôtre ?
« Parfaitement Lucette, c’eût pu arriver dans le nôtre.
« Alors Ginette, au fait ! Racontez moi donc ce qu’y s’y est passé, dans ce Carrefour-market, pour que vous vous émussiez de la sorte !
« Et ben voilà : figurez vous qu’y z’ont viré une caissière, sous le fallacieux prétexte qu’elle n’avait pas scanné un paquet de bière de 5 euros 32 ! Vous le croyez ça ???
« Ben si vous le dites !
« M’enfin Lucette, on vire pas les gens pour une étourderie de 5 euros quand même !!!
« 32 Ginette, 5 euros 32.
« Non mais ! Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Vous, une soit disant femme de gauche et qui plus est, fréquente assidûment l’église !!! On aura tout vu !
« M’enfin Ginette, qui vous dit qu’elle ne l’a pas fait intentionnellement ?
« ELLE GINETTE !!! C’est elle qui l’a dit !
« Et alors, qu’est ce que ça prouve, hmmm ?
« Ben ça alors, j’en reviens pas ! Vous qui militez à gauche avec les syndicats ! Vous qui fréquentez les curés où on vous exhorte à défendre les petits, vous Lucette Gaucher, ancienne institutrice qu’avez appris aux enfants l’indulgence, vous avez pas honte ????
« Ginette, j’ai pas tous les éléments de l’affaire.
« Et ben je vais vous les donner moi les éléments ! Ecoutez moi !
« Je suis toute ouïe.
« Ah oui ?
« Oui !
« Bon ! Et ben alors sachez madame le phasme de gauche que cette pauvre caissière est atteinte de sclérose en plaques, ce qui la fatigue beaucoup. Qu’en plus elle a été embauchée en CDD qu’a été renouvelé une vingtaine de fois, et qu’elle ne doit d’avoir finalement été prise en CDI que sur l’insistance des syndicats, dont le vôtre foutue brindille de mes deux !!!! Ça vous parle ça ???
« Roooooh ! … Mais je ne savais pas tout ça Ginette !
« Et encore, vous ne savez pas tout ! Sâchez encore qu’après avoir obtenu son CDI, elle a été mise sous la surveillance de la direction au point que le directeur lui-même, était branché sur sa caisse !!! Vous vous rendez compte ???
« ROOOOOH !!! Mon Dieu !!
« Votre dieu ? … Il est bien temps maintenant ! J’apprécie votre sollicitude.« Mais je ne savais pas tout cela Ginette ! Il est évident que ça change tout. Ça se passe où que je fasse intervenir mon syndicat, le curé, voire l’évêque ou l’archevêque, on ne sait jamais.
« Pfuiiittt Lucette ! Vous cassez pas la tête, c’est fait. La radio a appelé, et le directeur a rabattu son caquet. Il a dit qu’il allait étudier la chose et qu’il allait revoir son jugement et que, probablement, la dame serait maintenue à son poste.
« Ouais ! … Serment d’ivrogne ça Ginette. Mais moi, je vais aller à la radio pour en savoir davantage et je pèserai de tout mon poids pour que les promesses soient tenues.
« M’ouais ! Ben je suis pas sûre que votre poids de 32 kilos soit suffisant Lucette, mais y a que la foi qui sauve. … En attendant, venez donc prendre un petit Porto à la maison !
« D’accord Ginette, c’est pas de refus. … Quand même, quel Carrefour-market à la con !
« Rooooh Luceeette !!!!!!

Publié dans : Non classé | le 30 janvier, 2016 |1 Commentaire »

Le livre de la « coulp »e!

Tiens Ginette, bonjour !
« Bonjour Lucette.
« Alors Ginette, vous avez lu le livre ?
« Le livre ? Quel livre ?
« Ben le Livre Ginette, le Livre avec un grand L.
« Un grand Tel ? Qu’est ce que c’est que cette histoire Lucette ?
« Ben Ginette, on ne parle que de ça dans les milieux autorisés ! Vous n’êtes pas au courant ?
« M’enfin bon sang de bois Lucette !!! Allez vous cracher le morceau à la fin !!! C’est quoi cette histoire ???
« Ben Ginette, il s’agit du livre de votre copain tiens !
« Mon copain ? J’ai pas de copain figure de phasme ! D’ousque vous tenez ça ?
« Vous n’avez plus de copain Ginette ? Vous ne votez plus ?
« Je ne vote plus ! … Mais enfin fichue brindille, qu’est ce que le fait que je vote ou non, a à voir avec un tel livre ? Et qu’est ce que c’est que ce livre avec grand tel ou non ? Allez vous vous expliquer à la fin ?
« Donc vous n’êtes pas au courant.
« MAIS ENFIN, AU COURANT DE QUOI FOUTUE LUCETTE A LA NOIX ???
« Au courant de la parution du livre de votre copain Sarko.
« Mon copain Sarko ?
« Ben oui, votre copain Sarko.
« C’est pas mon copain Lucette !
« Sarko c’est pas votre copain ? Vous avez pas voté pour lui aux présidentielles ?
« Si ! Mais c’est pas mon copain pour ça, j’ai pas eu de relations avec lui. Alors qu’est ce que vous voulez savoir ?
« Et bien je vous demandais si vous aviez lu son livre.
« Son livre ? Non je ne l’ai pas lu, je ne savais même pas qu’il savait écrire.
« Ooooh je vous rassure Ginette, ce n’est pas lui qui l’a écrit, c’est un nègre.
« Un nègre ? … Ah ben vous voyez qu’il est pas raciste ! Qu’est ce que je vous disais !!
« Mais non Ginette, je ne vous parle pas d’un nègre noir, mais, …
« Ah bon ? Parce qu’il y a des nègres blancs ?
« Ben évidemment Ginette. En littérature, un nègre, c’est quelqu’un qui écrit à la place d’un autre, voilà tout.
« Donc il y a des nègres blancs ! Ça veut dire que tous les soit disant bien-pensants qui nous bassinent avec le racisme, y z’ont pas toujours raison ! … N’est-il pas ?
« Beeeeen ! … Eueueueuh ! Dans un sens oui Ginette, vous avez raison. Mais, …
« y a pas de mais Lucette ! Je suis pas raciste Lucette, je suis comme Emil, je suis anticons !
« Oui. Bon. … Enfin, vous avez pas lu le mea culpa de Sarko Ginette.
« Le méa culpa ? Il est allé a la messe ? … Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa, ho ho ho ho ! Vous voyez, même moi je me rappelle du cathéchisme. Ho ho ho !
« N’empêche Ginette, dans ce livre, il confesse ses fautes de quand il était président de la république.
« Pas lui Lucette, pas lui, son nègre, son nègre ! Ho ho ho ho !!!!
« M’enfin Ginette, son nègre, il a retranscrit ce que Sarko lui a dit !
« Ah ! Et vous pensez qu’il a tout bien compris ?
« Ah ben, pour l’avoir lu le bouquin, je peux vous dire qu’il en a fait des, eueueueuh, … des conneries comme vous diriez Ginette.
« Aaaaah Lucette, ça y est, vous parlez bien le français, alors vivent les nègres littéraires ! … Si je comprends bien, va falloir, moi aussi, que je le lise ce bouquin, hein Lucette ?
« Oui, ça pourrait vous ouvrir les yeux pour votre vote futur.
« Je vais y réfléchir Lucette, je vais y réfléchir.
« Vous allez voter à gauche alors ?
« Hein ? Dites donc Lucette, faudrait quand même pas déconner non plus !!! Y a des limites à la bêtise. ! Allez venez, c’est l’heure du Porto !!!!!!

Publié dans : Non classé | le 26 janvier, 2016 |1 Commentaire »

Ginette est en dérangement !

« Bonjour Ginette. Ça va ç’matin ?
« Bonjour Lucette. Non Lucette, ça va pas trop !
« Quèsqu’y a ? C’est vrai, vous avez l’air chafouin.
« j’ai pas que l’air, j’ai aussi les paroles.
« Comment ça les paroles ? Vous avez pourtant la voix claire Ginette.
« La voix peut-être, mais le reste non.
« Qu’est ce que vous entendez par là ?
« Par là Lucette, j’entends que j’ai eu des problèmes toute la nuit !
« Ah bon ?
« Ouais Lucette, et je vous passe les détails.
« Mais qu’est ce qu’y vous est arrivé ma pauvre Ginette ?
« Ooooooh si je le savais, j’aurais l’air moins chafouin.
« Ça vous travaille à ce point ?
« C’est plutôt les entrailles que ça me travaille Lucette, si vous voyez ce que je veux dire !
« Vous avez une gastro Ginette ?
« Un gaz de trop ? Si y en avait qu’un Lucette ! Mais j’ai l’impression que j’en ai des bonbonnes, et plutôt mauvaises, voyez.
« Donc, c’est bien une gastro-entérite.
« Si vous le dites madame la science. En tout cas moi, je peux vous dire que j’ai une bonne chiasse Lucette ! Et ça m’agace. J’ai passé presque toute la nuit sur le trône !
« Comme une reine en somme. Hein Ginette ?
« Ah pasque vous trouvez ça drôle vous ?
« Non bien sûr Ginette, mais vous avez attrapé ça où ? Quèsque vous avez mangé hier au soir ?
« Hier au soir ? Mais bougre de courge, j’ai mangé chez vous pardi ! C’est vous qui m’avez refilé cette saloperie de gaz de trop comme vous dites !
« On dit gastro Ginette, ça vient de gaster qui veut dire estomac …
« Je m’en fous d’ousque ça vient ce nom là Lucette ! Moi ce qui m’intéresse, c’est de savoir d’ousque j’ai attrapé ce truc. Ça s’rait t’y pas vos champignons dans l’omelette par hasard ?
« Mes champignons ? Rooooh non, sûrement pas Ginette. Je les ai fait contrôler par le pharmacien.
« Potard ?
« Oui.
« Lequel ? Le père ? Ou le fils.
« Eueueueuh, … ni l’un ni l’autre, c’était le préparateur.
« Raaaaaah ! Le préparateur! Il est nul. Si ça s’trouve y en avait un de mauvais !! Je vais mourir ! … Roooooh ! Vous aurez ma mort sur la conscience Lucette !
« Mais non Ginette, si c’était le cas, vous seriez déjà morte.
« Et ben vous, vous faites pas grand cas de la vie des autres, qui plus est, celle de vos amies ! Vous me fendez le cœur Lucette !
« Allons allons Ginette, j’ai pas voulu dire ça. Je veux simplement dire que ce n’est pas si grave, c’est tout.
« Pas si grave ? Vous en avez d’bonnes vous ! On voit bien que c’est pas vous qu’avez couru toute la nuit !
« Oui bien sûr Ginette. Mais je crois pas que mes champignons y soyent pour quelque chose.
« Et qu’est ce que ça pourrait être d’autre d’après vous, hein ? … Les œufs ? D’ailleurs, y venaient d’où vos œufs ?
« Sans doute d’une, ou de plusieurs poules Ginette.
« Vous vous foutez de moi en plus ?
« Non non Ginette, je voulais dédramatiser, c’est tout.
« Vous feriez mieux de chercher la cause de mes malheurs avant d’empoisonner tout Potinville. Espèce de voisin va !
« Voisin ??? … Pourquoi voisin ?
« Pasque madame je sais pas tout, le voisin, c’était un empoisonneur célèbre de l’histoire de France ! Voilà espèce de Voisin !
« Alors ça Ginette, , c’était la Voisin ! Une empoisonneuse d’antan.
« Meueueuh non foutue Lucette ! Instite de mes fesses ! On dit : le, quand c’est un voisin ! Voisin, c’est du masculin !
« Oui Ginette, mais là, Voisin, c’était le nom d’une femme. On disait la Voisin avec un V majuscule.
« Comme vous alors Lucette !
« Hein ?
« Oui Lucette, voisine et empoisonneuse, comme vous.
« Rooooooh Ginette, vous n’étes pas très charitable.
« Je vous rappelle que j’ai failli mourir !
« Justement Ginette, failli seulement. Vous n’étes pas morte que je sâche.
« M’ouais ! … Mais enfin, si c’est pas les champignons, si c’est pas les œufs, c’est quoi alors ? .
« Ben, … eueueuh ! … Un excès de gastéropodes par exemple.
« Un excès de quoi ?
« De gastérop …
« Ça je l’sais ! J’en ai fait l’expérience toute la nuit de vot’gaz de trop !
« Mais non Ginette, là je vous parle de gastéropodes : gas, té, ro, podes !
« De quoi ?
« Des escargots Ginette. Les escargots sont des animaux qui marchent sur l’estomac, d’où leur nom de gastéropodes, comme les limaces Ginette, les limaces sont aussi des gastéropodes.
« Vous m’avez fait manger des limaces ??
« Meueuh non Ginette, y avait pas de limaces, y avait que des escargots ! Mais c’est dur à digérer les escargots, surtout quand on en mange de trop..
« Ooooh alors vous me ’connaissez mal, j’suis capable d’en manger 3 ou 4 douzaines et sans sourciller encore !
« N’empêche, les gastéropodes, c’est, …
« Ah mais j’y pense tout soudain. Vous m’avez bien dit que vos escargots là, y marchaient sur l’estomac ?
« Oui, c’est pour ça qu’on les appelle des gastéropodes, de gaster qui veut dire estomac et pode qui veut dire pied.
« Ouais, et ben c’est vous qu’avez raison Lucette !
« Ah bon ?
« Ouais, je crois bien que vos escargots, et ben, y m’ont marché sur l’estomac toute la nuit, et si ça s’trouve, y z’étaient passé sur des champignons venimeux !!
« Vénéneux Ginette !
« Hein ? Peut-être, en tout cas vos escargots, y z’ont mis le pied dans la crotte !
« Pas le pied Ginette, l’estomac !
« N’empèche, j’en ai ras les couettes de l’estomac aujourd’hui ! Salut Lucette, je file chez Potard chercher une fiole anti gastruc comme vous dites. A+ !!!!

Publié dans : Non classé | le 23 janvier, 2016 |1 Commentaire »

Crise de foie ou foi en crise !

driiinnn ! Driiinnn ! Driiinnn ! Driiinnn !
« (Qu’est ce qu’elle fout ?)
Driiinnn ! Driiinnn ! Driiinnn ! Driiinnn !
« (C’est pas normal ça, faut que j’aille voir).
Clic !
« (M… ! Il pleut. Qu’est ce que j’ai foutu de mon parapluie moi ? … Ah il est là. Bon j’y vais !)
DRIIIIINNNNN !
« Luceeette ! Vous êtes là ? Luceeette ?
« Ginette ?
« Ouais c’est moi ! Vous êtes où ?
« Dans ma chambre Ginette, montez !
« Dans votre chambre ? Mais il est presqu’onze heures Lucette ! Qu’est ce que vous foutez encore ? Vous avez pas besoin de vous faire belle, c’est imposs… ! Ma parole, vous êtes encore? au lit ! Qu’est ce qu’ y vous arrive Lucette ?
« Bonjour Ginette ! Oh, y m’arrive pas grand-chose vous savez.
« Pas grand-chose pas grand-chose, vous répondez pas au téléphone et je vous trouve au lit. Qu’est ce qui se passe ? Ça va bien ?
« Ben Ginette, ça va pas trop mal ma foi !
« Ma foie ???
« Quoi ma foi ?
« Ben Lucette, foie, c’est du masculin, on dit mon foie, pas ma foie.
« Ben j’ai dit ma foi, sans E.
« Mais enfin Lucette, si vous dite ma foi, il faut mettre un E, pasque l’adjectif possessif ma, c’est du féminin, et en français, le féminin prend un E comme terminaison. Une institutrice, même en retraite, doit savoir ça.
« Pas toujours Ginette, pas toujours. Pasque le foie, l’organe, ça s’écrit : F O I E .
« Alors pourquoi, quand je vous demande de vos nouvelles, vous me répondez : « Ma foie ». Faut dire mon foie.
« Ben non, pasque là, je disais ma foi : F o i !
« Votre foi ?
« Ma foi, comme la croyance qu’on peut avoir en Dieu.
« C’est vrai que vous croyez en Dieu, vous. C’est votre crise de foie qui vous rend malade?
« Mais Ginette, je n’ai pas eu de crise de foie ! Mon foie se porte bien.
« Alors quesqu’y va pas ?
« Ben rien, je vais à peu près bien !
« Ecoutez Lucette, y a quelque chose qui cloche, on recommence tout !
« Ah bon ?
« Ouais ! … Alors j’y vais. … bonjour Lucette, comment ça va ?
« Ma foi cette fois pas trop m…,
« Tiens vous voyez qu’y a quelque chose qui cloche, vous me répondez : « Ma foi ». A la question : « Comment ça va ? », si vous répondez : « Ma foi ! », on a l’impression que votre foie est malade.
« Pas du tout !
« Comment ça pas du tout ? Vous n’avez pas eu un problème de foie ?
« Non !
« Ben pourquoi que vous parlez de foi … ?
« Je parle pas de foi, mais … Des fois Ginette. Vous me déconcertez !
« Ah ?
« Oui. Ma foi, c’est une expression qui veut dire … euh … qui veut dire… eueueuh …
« Quoi ?
« Je sais pas Giiiineeeeette ! C’est une expression qui veut rien dire, mais qu’on emploie comme ça !
« Ah bon ! Et ben vous me rassurez Lucette.
« Pourquoi ?
« Ben pasque, pendant un instant, j’ai bien cru que vous étiez malade, avec votre crise de foie.
« Mais je n’ai pas eu de crise de foie !!
« Non, je sais, vous me l’avez dit. Mais vous, une femme plutôt de gauche, …vous avez pas été «troskiste» des fois ? … Et les «troskistes» c’est sans foi ni loi Non ?
« Non !!!
« Non quoi ?
« Non, je n’ai pas été troskiste comme vous dites, et du coup, j’ai pas pu perdre la foi, vu que j’ai toujours été croyante.
« Donc, quelque part, c’est bien ce que je dis, vous avez une crise de foi.. !!! … Ça vous laisse pantoise, hein ?
« Vous me sidérez Ginette, des fois vous avez de ces raisonnements … !
« Ouais ! Ben en tout cas, avec votre problème de foi, j’espère que vous avez un foie, pasque, je vous vois pas habiter à Foix pour y vendre du foie, des fois que vous voudriez devenir marchande de foie, Hein ? … Des fois … ?
« Des fois, des fois, … Ginette, y a vraiment des fois, on croirais que vous avez un problème de, … eueueuh, … de cerveau lent.
« De quoi Lucette ?
« De cerveau lent Ginette, c’est …
« Je sais ce que c’est qu’un cerf-volant Lucette !! Mais je comprends pas pourquoi, que d’après vous, j’aurais un problème de cerf volant.
« Pas de cerf volant Ginette ! de cerveau, lent.
« C’est quoi la différence ?
« Ben un cerf volant, ça vole, et un cerveau lent comme le vôtre, … et ben des fois, ça comprend pas vite.
« … ??? …Hein ?
« C’est pas grave Ginette. Vous inquiétez pas, ça vous arrive pas souvent.
« … ??? … Dites donc Lucette, vous seriez pas malade des fois ?
« Mais non Ginette, je me tue à vous dire que j’ai rien au foie ! Et puis d’abord de foie, on n’en a qu’un, donc je ne peux pas être malade des foies !!
« J’ai pas dit des foies Lucette, j’ai émis l’hypothèse que, quelques fois, vous seriez peut-être, … comment dire pour que vous compreniez ? … Eueueuhh dérangée de la tête. Voilà !
« Moi ? Dérangée ?
« Ben des fois, on dirait …
« Ah Ginette, ne recommencez pas avec mon foie !
« Mais enfin, bougre de brindille, je ne vous parle pas de votre foie, je parle de quelquefois, c’est tout !
« Mais alors, c’est les foies de qui au juste ??
« Pfffououou ! … La brindille ! y va être temps qu’on prenne un peu de repos.
« Comme vous dites ! Heureusement on part bientôt, c’est Emil et Tsitsi qui nous emmènent en week-end. Vous vous en rappelez Ginette ?
« Evidemment ! Quesque vous croyez ? J’ai pas le cerveau lent moi !
« Ooooh mais je crois rien. Moi j’ai le cerveau voyageur.
« Bon !. Alors vous savez où on va !
« Oui Ginette, on va à Foix !
« Hein ?? … Où ça ?
« Eueueueuh ! … … !!!….Si si Ginette, à Foix !
« M’ouais ! Mais pour ça, va falloir vous lever Lucette ! Remuez vous les fesses !
« Il fait pas beau Ginette, ça sent pas bon le week-end !
« Ben si des fois, vous restiez couchée, vous partiriez pas ! On n’emmènera pas une malade, … ni à Foix ni ailleurs ! …Alors … DEBOUT FEIGNASSE !!!! C’est l’heure du Porto, ça vous fera du bien au foie !… Allez hop, DEBOUT !!!!!

Publié dans : Non classé | le 22 janvier, 2016 |1 Commentaire »

Comme un parfum de scandale !

« Tiens Lucette, bonjour !
« Bonjour Ginette.
« D’où ce que vous revenez comme ça Lucette ?
« De l’église, j’étais à la répétition de la chorale.
« La chorale ? Y avait une répétition aujourd’hui ?
« Ben oui tiens, dimanche la grand messe chantée aura lieu à Potinville.
« Aaaaah ?
« Oui oui Ginette.
« Et toute la chorale était à la répétition ?
« Toute ? Non Ginette, il manquait Ernestine Titegoute, mais ses 3 sœurs : Anne, Justine et Corine étaient là.
« C’est drôle ça, d’habitude, Y reste juste une Titegoute. Ho ho ho ho !
« Qu’est ce qu’il y a de drôle Ginette ?
« Ho ho hmmpf ! Rien Lucette, rien. … Et Marie Madeleine elle, elle était là ?
« Oui. Pensez bien qu’en tant que chef de la chorale, elle n’en manque pas une.
« HO oh ! Je sens comme une pointe d’acerbité dans vos propos. Vous envisagez toujours de devenir chef de chorale à la place de la cheftaine ?
« Eueueuh, non Ginette.
« Non ? … Mon œil tiens ! Je sais bien ce que vous pensez de Marie Madeleine : elle chante faux ! Pas vrai Lucette ?
« Beeeen, eueueuh !
« J’ai raison Lucette, vous envisagez toujours de devenir chef de chorale. Hein ?
« Eueueueuh ! Disons que eueueuh, la chorale s’en porterait sans doute un peu mieux Ginette.
« Dites donc Lucette, vous ne vous mouchez pas du pied, ça ne serait t’y pas un péché de vanité ça ?? Hein ?
« Non non non Ginette, c’est de la lucidité.
« Et pourquoi que vous en parlez pas à votre curé ? C’est quand même lui le patron dans cette affaire.
« Parce que, je crois que l’abbé Tancourt, il a un faible pour la Marie Madeleine.
« SANS BLAAAGUE ??? Il l’a à la bonne la mère Nouque ?
« La mère Nouque ? C’est qui ?
« Ben Marie Madeleine pardi !
« Mais elle s’appelle pas Nouque, que je sâche !
« Je sais Lucette, mais moi je les ai surnommés les Nouque, elle et son mari.
« Pourquoi ça Ginette ?
« A cause que son bonhomme, y répète à tout bout de champ et à propos de n’importe quoi que, je cite : « C’est quand même nous qu’on paye !!! »
« Ah ? Je vois pas le rapport Ginette !
« Luceeette ! C’est nous qu’on paye ! Nouque. …
« Et ?
« Ben Nouque, … nous qu’on paye !
« ???!!!???
« Bon, laissez tomber ! … Par contre, si vous voulez devenir chef de la chorale, y a peut-être un moyen.
« Un moyen ? Comment ça ?
« Ben Lucette, je vais vous le dire en confidence, mais vous ne répéterez pas que c’est moi qui vous l’ai dit !
« Juré craché ! Si je mens, je vais en enfer !
« Ah ben venant de la plus calotine de Potinville, ça me rassure. Alors voilà. Vous avez t’y entendu dire que, … eueueuh ?
« Hein ? … Euh … quoi !
« Ben que eueueuh, la Marie Madeleine justement, elle, eueueuh, …
« EUH QUOI BON SANG GINETTE ?
« Ben qu’elle, fricoterait Lucette.
« Hein ?
« Tel que Lucette.
« Fricoterait ??? … Et avec qui Ginette ?
« Ah ça, je ne sais pas si je dois.
« Si si Ginette, vous devez ! … Alors ?
« Ben alors alors alors ! Vous êtes marrante vous ! Ça frise la délation.
« C’est pas grave Ginette, si c’est pour une bonne cause. Alors ?
« Et ben, y paraîtrait que la marie Madeleine, elle, …
« BONJOUR MESDAMES !!
«HEIN !
« HEIN ! … Eueueuh, bonjour monsieur le curé.
« La paix soit avec vous mesdames. A vous revoir.
« Beueueuh !
« Gineeeette !
« Quoi ?
« Ben on fait pas : beueueuh devant monsieur le curé Ginette.
« J’en ai rien à faire de votre curé moi Lucette ! Surtout quand on sait ce qu’on sait !
« Qu’est ce que vous savez Ginette ? Je comprends rien !
« Moi je me comprends Lucette, je me comprends.
« Alors tant mieux Ginette. … Qu’est ce qu’on disait déjà ? Nous en étions où ?
« Nulle part Lucette, nulle part. Vous ne serez pas chef de chorale, c’est tout !
« Pourquoi Ginette ?
« Parce que vous ne me croirez jamais. Alors oubliez, et venez à la maison, c’est moi qui régale.
« Okay Ginette ; … (Hmmmm ! Après quelques verres de Porto, je saurai ce que je veux savoir !) … « J’arriiiive Ginette !! … (C’est quand même pas avec eueueuh, qu’elle fricote la Marie madeleine ? … Roooooh non ! Pas le curé quand même !!!!!

Publié dans : Non classé | le 19 janvier, 2016 |1 Commentaire »

rectificatif !

Bon. Après quelques tâtonnements et l’aide de Tsitsi, mon épouse bien aimée, j’ai fait quelques progrès, et, théoriquement, il ne devrait plus y avoir, (à l’avenir), de titres d’articles sans texte. Malheureusement, je n’ai pas trouvé la solution de facilité qui aurait consisté en une suppression pure et simple des dits articles ! (Sic).
Donc, les prochains articles devraient être dotés d’un texte, soit humoristique, soit tragique voire même autobiographique, dans la lignée de mon défunt blog précédent, ou de mon précédent blog défunt, à moins que ce ne soit : dé profondis mon précédent blog ! … Bref, vous m’avez compris, … ou pas.
Hmffff ! je me demande si j’ai été clair sur ce coup. Enfin peu importe, l’essentiel, c’est que la suite soit compréhensible. Alors : à bientôt de lire vos commentaires, fort pertinents néanmoins !!!
Emil Antic… (-onnerie d’informatique incompréhensible ! pour les non initiés)

Publié dans : Non classé | le 18 janvier, 2016 |1 Commentaire »

Dur dur !

Oui dur dur pour un aveugle de comprendre le fonctionnement de ce foutu blog, je crois que j’ai tout détraqué !

Publié dans : Non classé | le 17 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »

La famine guette !

Publié dans : Non classé | le 17 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »

La famine guette !

« Tiens Lucette, bonjour !

« Bonjour Ginette.

« Dites donc, vous avez t’y appris le retour de Hyacinthe Hennin ?

« Hyacynthe Hennin ? Non ! C’est qui Ginette ?

« Ben vous savez bien, c’est le fléau de la basse-cour !

« Le fléau de la basse-cour ? Vous voulez dire : une sorte d’Attila ?

« Je sais pas qui c’est votre Attila là, mais Hyacinthe Hennin, c’est le tueur des volailles !

« Aaaaaah ! Vous voulez sans doute dire : H5 N1 !

« Beeeen Lucette, c’est qu’est ce que je viens de dire.

« Ginette, on dit : ce que je viens de dire, et pas qu’est ce que je viens de dire.

« Justement Lucette, ce que je viens de vous dire, c’est que ce foutu Hyacinthe est revenu !

« Ah ben ça Ginette, je sais. Je l’ai entendu à la radio.

« Et ben savez vous au moins, qu’ à cause de lui, on court à la famine ?

« A la famine ? Ginette, faut rien exagérer quand même, il y a, …

« Rien exagérer rien exagérer, faut quand même savoir qu’on risque de plus avoir ni foie-gras, ni magret !!! La famine en quelque sorte. … Et savez vous ce qu’on compte faire ?

« Ben oui Ginette, tous les élevages infectés vont être abattus.

« Ouais ! Et moi aussi je serai abattue. Et savez vous ce qu’y z’envisagent à l’avenir ?

« Non ! Quoi ?

« Et ben ceusses qu’ont pas été infectés, y vont laisser mourir, de leur belle mort, tous leurs canards et toutes leurs oies, et ça juste pour pouvoir passer les canarderies et autres oiseries, au carcher désinfectant pour détruire cette saloperie de Hyacinthe !!! Si c’est pas malheureux !

« Mais Ginette, c’est sûrement nécessaire.

« Sans doute Lucette, mais après ça, hein ? Qu’est ce qu’y va se passer ? Je vous le demande !

« Eueueuh ! … Je sais pas moi Ginette. Quoi ?

« Et ben pour reconstruire le cheptel, y faudra repeupler avec des canetons et des oyons !

« Des oyons ? Qu’est ce que c’est ?

« M’enfin Lucette, les oyons sont des petits d’oies, comme les canetons sont des petits de canards. Une institutrice en retraite comme vous, ça sait pas ça ?

« C’est-à-dire Ginette, que je ne pense pas qu’on appelle les petits d’oies, des oyons.

« Et d’après vous, comment qu’on devrait les appeler ? Des oignons peut-être ?

« Non Ginette, mais j’avoue que je sèche là.

«Alors on pourrait peut-être appeler    les petits d’oies ? Des auriculaires !.

« Des auriculaires ?? Et pourquoi ça ?

« Parce que les auriculaires, c’est des petits doigts ! … Ho ho ho ho !!!

« Ah c’est malin ça Ginette.

« Oui i i i ! Ho ho ho !

« C’est pas drôle Ginette. !

« Pffff ! … Hmmmf ! … Vous avez raison, surtout que ça ne résoudra pas le fait que pendant une année, on risque de mourir de faim de foie-gras et de magrets. Vous vous rendez compte que je ne pourrais plus faire ma fameuse recette du cassoulet-choucroûte ! Ce sera un comble !

« Oh vous savez Ginette, on n’en mourra pas.

« Vous peut-être ! Mais moi ? Hein ? Qu’est ce que je vais devenir ?

« Ben une asperge Ginette.

« Une asperge ? Comment ça une asperge ? C’est pas la même saison !!

« Non ! Mais comme vous allez perdre du poids, vous ressemblerez à une asperge Ginette. Hi hi hi hi !!!

« Dites donc le phasme squelettique, sâchez qu’y vaut mieux faire envie que pitié, et vous, vous êtes la pitié personnifiée !

« De toute façon Ginette, je vous fais confiance, vous allez sûrement trouver une nouvelle recette.

« Vous voulez dire un sucre damné ?

« Un sucre damné ? C’est ça votre nouvelle recette ?

« Meueueuh non bougre de foutu phasme ! Un sucre damné c’est une recette de remplacement !! Une instite ça sait pas ça ?

« Une recette de remplacement ? … Aaaaaah vous voulez dire : un succédanné !!! … Hi hi hi hi ! Ginette, vous êtes impayable !

« M’ouais ! Surtout pour votre bourse !

« Bon allez tiens, venez à la maison, je vous offre un petit doigt de Porto…

« Ah ? Alors un auriculaire Lucette, un auriculaire. !!!!

Publié dans : Non classé | le 17 janvier, 2016 |1 Commentaire »

Sacré gueuleton !

« Lucette Lucette Lucette !!!

« Ginette … C’est vous ? Quèsqu’y vous arrive ? Vous êtes toute rouge !

« Ah ?

« Vous avez couru ?

« Non non non Lucette, pourquoi ?

« Ben vous êtes toute rouge, au bord de l’apoplexie !

« Non non Lucette, j’ai la peau normale.

« Ah ben oui finalement, vous êtes rougeaude de nature c’est vrai.

« Dites donc vous, soyez pas désagréable !

« C’est pas être désagréable que de dire la vérité Ginette. Mais pourquoi qu’vous courez comme ça ?

« Pourquoi je cours ? … Je cours pas d’abord ! … J’ai, par contre une nouvelle à vous annoncer, et pis un service à vous demander ma bonne Lucette.

« Ma booonne Lucette ? Hum, ça cache quèque chose. Quèsque c’est Ginette ?

« Et ben chèèère Lucette, j’ai trouvé un trésor !

« Un trésor ? Quèsque c’est ? … Ça doit être bigrement important pour que vous m’en parliez !

« C’est ! Lucette. Je dirais même plus, c’est trèèès important. Venez jusqu’à la maison, je vais vous narrer ça.

« Bigre ! Vu le ton, ça doit valoir son pesant d’or. J’arrive toute affaire cessante Ginette

« Alors allons z’y ! … Faut que vous voyez ça Lucette, vous allez pas en r’venir. Et pis après j’vous demanderai un service.

« Lequel Ginette ?

« Tatatata Lucette, chaque chose en son temps ! Tenez on arrive, entrez ! … Vous prendrez ben un peu d’Porto ?

« Si ça doit me mettre l’eau à la bouche, volontiers Ginette.

POP ! … Glou glou glouglou !

« Merci merci Ginette, ça va comme ça !

« Et un p’tit coup pour moi !

Glou glou glou glou glou ! … Glou !

« Voilà ! A la vôtre Lucette !

« Alors Ginette, ce trésor c’est quoi ?

« Des recettes Lucette, des recettes.

« Des recettes ? … Ah bon, c’est tout ?

« Ouais Lulu ! … Enfin pas exactement des recettes, mais plutôt des menus de l’ancien temps ! Et j’vous raconte pas !!

« Slurp ! … Ben si, racontez Ginette. C’est quoi ç’trésor ?

« Un trésor de Gustave Tif, mon arrière-grand-père.

« Vous avez eu un arrière-grand-père du nom de Gustave … ? Première nouvelle.

« Oui oui Lucette ! Gustave Tif, c’était le deuxième mari de mon arrière-grand-mère Annie, la coiffeuse.

« Aaaah d’accord ! C’était celle qu’avait le salon Tif Annie ! C’est ça hein Ginette ?

« Parfaitement Lucette, vous avez bien situé l’époque.

« C’était déjà des rigolos, hein Ginette ?

« Ouais ! Et des mangeurs Lucette ! … « Et ben, le Gustave Tif, il avait aussi la papille, eueueuh, … gustave … Tive. Ho ho ho !! Et en plus, il collectionnait les menus de son époque. Et vous allez voir qu’en ç’temps là, on amusait pas l’terrain à table !

« Ah ?

« Ouais ! Y faisaient de sacrés gueul’tons ! Tenez par exemple, çui ci. C’était le premier banquet des pompiers de Potinville en 1886, et vous allez voir ce que vous allez entendre !

« Ah bon ?

« Ouais ma Lucette, et j’me demande si j’vais pas le refaire pour la Toussaint ou les fêtes de fin d’année. … Alors voilà. Ça commence par un potage tapioca.

« Baaaah ! J’aaime pas ça Ginette !

« J’vous d’mande pas votre avis, mais au cas où, … on peut changer.

« Merci.

« Pas d’quoi ! Et ça continue par le relevé. Là, c’est un  filet de bœuf sauce madère.

« C’est quoi Ginette ?

« C’est quoi quoi ?

« Ben le rel’vé Ginette, c’est quoi ça ?

« Le relevé ? M’enfin Lucette, c’est le plat qu’y a entre le potage et les entrées ! Vous avez été instit, et vous savez pas ça ? Hou lala !

« Beeen, j’ai pas fait cuisine en cours moi !

« Madame Lucette, de not’temps, à l’école primaire, nous autres les filles, on avait des cours de couture, de tricot et même de cuisine ! Alors vous avez pas d’excuses !! Vous étiez pas assise due. C’est tout !

« Oh ben quand même Ginette, et j’ai jamais entendu parler d’ça.

« Peu importe Lucette. … Je continue ! … Bon j’en étais où ? … Ah oui ! … Entrée : Poulet mayonnaise, canards aux navets et poulet financier.

« Tout ça ?

« Ouais Lucette, tout ça.

« C’était pas au choix ?

« Vous avez vu des banquets avec des menus ou des plats au choix vous ?

« Eueueueuh, … ben non Ginette.

« Alors ? … Bon après ça on arrive aux rôtis. Y a : gigot d’agneau et dindonneau.

« C’est pas au pluriel ?

« Hein ? Quoi ? Qué pluriel ?

« Ben Gigot et dindonneau. Pasque je commence à en avoir jusque là Ginette !

« Ben non non Lucette. Y a qu’un seul gigot et un dindonneau. Mais rassurez vous, c’est presque fini.

« Ah bon ? … Ouf !

« Ouais. Maintenant pour digérer un peu, y a salade. … Tiens c’est drôle, y a pas trou normand !

« Ah ? Et ça manque ?

« Ben moi j’ajouterai un p’tit calva pour faire digérer avant la suite.

« Pasqu’y a une suite ???

« Ben oui tiens. Après la viande, y a les produits de l’eau si j’ose dire. … Ah ben non, pas tout de suite dites donc !

« Y a aut’chose ?

« Ouais. Y mettent les légumes là Lucette !

« Et c’est quoi ?

« Haricots verts. C’est drôle ça.

« Et ben ça doit faire partie du côté digestif du repas Ginette. Non ?

« Pt’être Lucette. … Enfin après, nous avons buisson d’écrevisses.

« Alors là, faut y mettre les doigts Ginette.

« On s’en fout Lucette. … Et on arrive à vos préférences à vous.

« Quoi donc ?

« Les entremets sucrés Lucette.

« Et c’est quoi ?

«  Crème vanille, et pièces montées. Et au pluriel en plus Lucette !!!

« Chouette !

« Et c’est pas tout, on ajoute : dessert assorti, mais au singulier cette fois !

« Et ben tant mieux Ginette. … Et vous comptez faire ce menu vous ?

« Ben oui tiens ! Mais à ma façon. J’ajouterai des choses ici ou là, et je modifierai d’autres choses. Enfin, j’y mettrai ma patte Lucette. On peut améliorer.

« Et y aura à boire ? De l’eau j’veux dire ?

« Ben dans l’menu qu’j’ai là, y mettent juste vins et café, mais comptez sur moi pour mettre ç’qu’y faut Lucette… Alors ça vous plaît, ou bien j’vous en montre un autre ?

« Non non Ginette, ça va ça ! J’commence à avoir une indigestion. Hic ! … Vous voulez faire ça pour la Toussaint ?

« Si j’peux Lucette. J’inviterai Tsitsi et Emil avec vous.

« On s’ra pas trop de quatre pour en venir à bout. Mais y faudrait les prévenir tout de suite Ginette, à moins qu’vous l’fassiez pour les fêtes de fin d’année

« Pourquoi ça ?

« Pasque si y sont prévenus à temps, y pourront  se mettre au régime Auschwitzien !

« Cékoiça le régime machin-truc ?

« Un régime draconien Ginette, qui permet de pouvoir avaler n’importe quoi après  … Et quand je dis n’importe quoi,, je veux dire … n’importe quoi !

« Y vous plaît pas mon menu ?

« Si si Ginette, mais pour pouvoir l’engloutir, vaut mieux avoir fait une cure d’amaigrissement, pasque là, vous voyez, j’ai déjà plus faim.

« Mais c’est du suicide ça, une cure d’amaigrissement ! !

« Non non Ginette, pas quand on vient manger chez vous !

« Si vous voulez, j’peux vous proposer aut’chose, tenez, j’ai çui là, qu’était pour j’sais pas quelle occasion, c’était le menu du 15 juin 1891 !

Potage Sévigné.

Bœuf jardinière.

Relevé :

Turbot sauce hollandaise.

Entrées :

Poulets mayonnaise.

Filet de bœuf chasseur.

Légumes :

Petits pois au beurre.

Rôt :

Gigot de pré salé.

Salade printanière

Entremets :

Parfait café et vanille.

Saint-Honoré.

Dessert.

Vins :

Bordeaux, champagne

Café.

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

« Et ben bon appétit Ginette !

NDLA : Les menus cités dans ce récit sont authentiques, preuves à l’appui. (Emil Antic …)

Publié dans : Non classé | le 16 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »
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